CENDRILLON,
C’EST MOI !

La Fédération - cie Philippe Delaigue

texte & mise en scène

philippe delaigue

direction musicale, transcriptions

recherche en cours

 
→ présentation

La Fédération - Cie Philippe Delaigue et les Percussions Claviers de Lyon s’unissent pour créer Cendrillon, c’est moi !, une forme d’opéra-théâtre pour clowns et orchestre construit sur la célèbre musique de Sergueï Prokofiev.

Cinq musiciens chambristes apparaissent face au public. Queues de pie, robe noire, mines sérieuses mais radieuses, salut impeccable. En un instant résonne la célèbre musique du Cendrillon de Sergueï Prokofiev. Une partition lyrique pour des instrumentistes expressifs, engagés physiquement sur des instruments inconnus et pléthoriques.

Dans l’assistance, un brouhaha inhabituel (commencé dans le hall du théâtre) interrompt ce moment de grâce : une créature à l’allure étrange s’indigne de ce spectacle sans paroles qui serait censé nous raconter une histoire, s’étonne que ce moment soit si long et ennuyeux et déclare détester cette Cendrillon qui n’a rien à dire ! Son compagnon au nez rouge tout aussi étrange, renchérit.

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que diable viennent faire ces clowns dans un récital ? Exploser le cadre, prendre à parti le public ? Profiter d’un espace public pour raconter leur propre histoire ? Peut-être. Infléchir le cours d’un concert pour en faire un spectacle de mots et de musiques qui s’adresse aux petits et grands d’aujourd’hui, à coup sûr.

Dans ce cadre inattendu, l’auteur Philippe Delaigue joue l’équilibriste sur de drôles de fils rouges. Souple et actuelle, son écriture utilise la malice, l’humour ou la distance, se permet les détours de l’invention brodée sur de l’original : le clown échappe aux conventions du théâtre. Sensé ou insensé, mais toujours sensible, le clown peut tout dire, jouer et commenter, faire rire et faire réfléchir.

Au plateau, deux personnages improbables cherchent le sens d’une histoire dans un labyrinthe d’instruments. À tout moment les sons surgissent, réagissent aux paroles avec autant de truculence et de gravité que les contes immémoriaux. Complices enfantins et virtuoses, les deux clowns-comédiens et les cinq percussionnistes illustrent, mettent en vibration une version très originale de Cendrillon au beau milieu d’un barda mélodieux et chatoyant.

La partition du célèbre ballet de Prokofiev met en lumière ce texte actualisé où l’amour des contes de fée rejoint celui de la « vraie vie »… l’imaginaire de chacun y trouvera un chemin d’avenir guidé par de nombreux coups de baguettes.

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→ intention

L'envie, c'est de réinventer une nouvelle manière d'opéra pour clowns et orchestre. Écrire un livret pour des clowns à partir de la partition de Prokofiev, en transcrire des morceaux soigneusement choisis, pour que sa musique prenne un nouvel éclat au contact de notre histoire. Musique et texte s'interrogent alors réciproquement, se frottant, se répondant, se heurtant et se fondant parfois, comme peuvent le faire toutes les écritures ou partitions d'un spectacle de théâtre musical ou concert théâtral.

 

Des clowns ont envahi la scène. Ils ne comprennent pas ce concert qui prétendrait raconter Cendrillon sans que cette histoire - qui est probablement un peu la leur, comme elle est la nôtre – soit racontée POUR DE VRAI ! Alors ils poussent les instruments et dessinent un espace, arrachent les pendrillons et font apparaître un palais ou une ferme, fouillent les recoins du plateau et découvrent des postiches ou marionnettes. Ils déplacent des projecteurs et inventent la lumière et, surtout, ils racontent cette histoire ancestrale, archaïque, de la petite fille qui « tue » sa mère et va devenir une femme…

Nourrie de toutes les Cendrillons du monde, cette Cendrillon-là, oui, « tue » sa mère - après s'être entraînée sur son chat ! Cette Cendrillon-là voit sa mère renaître dans le corps d'une chèvre, puis d'un arbre, puis d'un instrument de musique, puis dans la cendre-même ! Et c'est ensuite un roman-photo (un vrai, avec photos et roman !) pour cette Cendrillon-là qui découvre son Prince, un Prince disgracieux comme elle, comme nous, si disgracieux qu'on pourrait finir par leur imaginer un nez rouge… !

C'est un spectacle violent et doux. Comme ces passages violents entre les bras doux et consolants de la mère et la rudesse d'un monde où "notre besoin de consolation est impossible à rassasier.

C'est un spectacle qui aime la musique et le théâtre.

Philippe Delaigue — gilles dumoulin
→ équipe
texte

Philippe Delaigue

Musique

Cendrillon de Sergueï Prokofiev

mise en scène

Philippe Delaigue

direction musicale

Recherche en cours

scénographie

Cerise Guyon

lumières

Sébastien Marc

avec

Léa Menahem, clown - Jimmy Marais, clown

 

→ production
production

La Fédération - cie Philippe Delaigue.

Coproductions

Le Cratère - Scène Nationale d’Alès
Château Rouge - Scène conventionnée - Annemasse
Cie Transports en commun - Marseille

→ élément à télécharger

Cendrillon, c'et moi !